Un terminal 4 à Roissy ? Projet d'un monde aberrant


Réponse d'Argenteuil en commun aux associations (Collectif Non au terminal 4, Advocnar, France Nature Environnement Ile-de-France, Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) - Oui aux terres de Gonesse) qui nous ont interpellé sur le projet de Terminal 4 devant augmenter de 60% les mouvements d'avions à Charles de Gaulle.

Vous vous battez depuis des années contre les nuisances liées aux atterrissages et décollages de Roissy Charles de Gaulle. Vous avez su mettre en évidence de nombreuses infractions à la réglementation, et dénoncer le laisser-faire des autorités aéroportuaires et pouvoirs publics vis-à-vis des compagnies.



"Vous avez souvent eu des difficultés à mobiliser assez de citoyens pour peser dans les décisions. Le trafic augmentait d’année en année, jusqu’à 505000 mouvements d’avions l’an dernier.



Sur le projet de « terminal 4 », seulement 1180 avis ont été déposés, ce qui est beaucoup dans l’absolu pour une enquête publique, mais décevant au regard des millions de personnes concernées.



Ce projet était et reste aberrant : augmenter de 60% la capacité de Roissy, alors que la lutte contre le changement climatique exigerait de réduire fortement les trafics aériens ?



Le projet devrait même être immédiatement gelé : l’arrivée du coronavirus dit « Covid19 », sa contagiosité, la dangerosité de la maladie notamment pour les seniors, ne peuvent que réduire durablement l’utilisation des transports aériens, autant pour les voyageurs que pour fret, voire obliger à repenser la conception des terminaux aéroportuaires.



Je m’engage donc au nom de la liste Argenteuil en commun, à proposer et à voter, si nous sommes élus, la délibération proposée en pièce jointe qui demande l’annulation du projet de terminal 4, le plafonnement du trafic à 500 000 mouvements par an, la mise en place des mesures nécessaires à la réduction du bruit et de la pollution atmosphérique recommandées par les associations (voir la liste jointe à ce courrier) et la réduction des vols de nuit, pour tendre vers un couvre-feu.



Repensons ensemble l’organisation de nos transports et de nos villes, et construisons une société résiliente, conviviale, solidaire, en harmonie avec la nature.



Bien amicalement et avec tous nos encouragements."