Défense du Jardin de la Croix Rouge d'Argenteuil


Argenteuil en commun répond à l'interpellation du Collectif pour la défense de ce jardin. Ce jardin, tout proche de la gare et du centre ville, est un trésor, qu’il faut certainement mieux utiliser pour que les habitants en bénéficient plus… Pour cela, nous devons impérativement le sauvegarder, en empêcher du bétonnage, en préserver les arbres, particulièrement les plus anciens.

« Aux arbres, citoyens ! »

L'équipe de campagne d'Argenteuil en commun répond :

C’est un bonheur, pour un collectif citoyen comme l’est Argenteuil en commun, d’échanger avec le Collectif pour la défense du Jardin de la Croix Rouge d'Argenteuil. Vous aussi, devant les menaces contre notre environnement, vous vous êtes levés ; vous avez dit que ce qui se passe sur un terrain privé n’est pas seulement une affaire privée : le paysage urbain, les arbres et la vie qui s’y développe, font partie du bien commun auquel nous devons veiller. Parce qu’ils sont précieux pour toutes et tous les habitants, des bébés en poussette le nez au ras des pots d’échappement, jusqu’aux plus âgés qui s’essoufflent. La fermeture de la station Total rue Alfred Labrière était, pour la santé des riverains et particulièrement des enfants, plutôt une bonne nouvelle. Mais cela semble ouvrir la voie, votre collectif l’indique, au bétonnage de 3350 m2 du jardin de la Croix-Rouge, ancienne propriété Bayard-Joly. De la même façon, des projets de construction massifs se sont multipliés depuis quelques années dans les espaces verts ou patrimoniaux d’Argenteuil, trop mal défendus contre la pression des promoteurs et la loi du profit.

La menace est particulièrement forte sur ce qui reste de la ceinture verte ou paysagée de l’ancien centre ville (sur le parcours des anciens remparts), dont le jardin de la Croix-Rouge fait partie, de même que l’île Héloïse ou le boulevard Jeanne d’Arc. Ainsi, des arbres anciens sont coupés sans être remplacés ; des vues qui faisaient le cachet d’Argenteuil sont perdues ; la cohérence de l’urbanisme est sacrifiée en multipliant les « zones de grand projet » où l’on autorise précisément les hauteurs qu’il fallait interdire, et qui étaient auparavant interdites. Pendant ce temps, l’état du bâti ancien se dégrade un peu partout ; la principale « zone d’activité » rouille sur pied ; les itinéraires de « trame verte » tracés sur le papier restent sur le papier.

Tout cela pourra changer quand les Argenteuillaises et les Argenteuillais imposeront, par leur vote, une équipe nouvelle, libre de tout engagement vis-à-vis des promoteurs, écologiste par conviction et par expérience, engagée à faire vivre la démocratie participative. Nous devrons nous appuyer sur les collectifs comme le vôtre, sur les initiatives des habitants, pour faire émerger un nouvel urbanisme :

  • Adaptation au réchauffement climatique et résilience ;
  • Partage des espaces entre les différents publics, les différents usages, selon les heures et les saisons ;
  • Soin constant de l’espace public, pour encourager la civilité et restaurer l’image d’Argenteuil aux yeux de ses propres habitants comme de ses visiteurs.

Le Jardin de la Croix-Rouge est pour notre centre ville un trésor, qu’il faut certainement mieux utiliser pour que les habitants en bénéficient plus ; mais pour cela nous devons impérativement le sauvegarder, en empêcher du bétonnage, en préserver les arbres, particulièrement les plus anciens. « Aux arbres, citoyens ! »